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| À L'ABRI DES ÉOLIENNES. |
Le 28 janvier dernier[1], notamment, nous avons fait écho aux ennuis financiers de Vestas, le plus grand producteur mondial d’éoliennes : suppression ou réduction des programmes gouvernementaux de subventions aux éoliennes un peu partout dans le monde, contraction du marché et, en conséquence, coups de sabres violents dans les effectifs de la compagnie.
Nous apprenons que la saga continue.
Le Financial Times du 8 février 2012 nous apprend que la compagnie danoise a perdu 60 millions d’euros en 2011 et que ses actions ont dévissé de 11%.
Dans un avis aux actionnaires, le mois dernier, les dirigeants avaient annoncé une situation désolante et prévenu que les profits pourraient être nuls en 2011.
Avec une perte de 60 millions d’euros, le désarroi s’est emparé de la haute direction.
Le vice-président aux finances a déjà démissionné tandis que le président du conseil d’administration et deux autres membres ne solliciteront pas le renouvellement de leur mandat.
Il leur parait en effet évident que la situation des éoliennes va s’aggraver au cours des années à venir et que leur belle vie parasitique achève.
D’ailleurs, pour leur donner raison, une centaine de députés britanniques ont écrit à leur premier ministre pour lui demander de charcuter le programme des subventions éoliennes.
La Grande-Bretagne donne 400 millions de livres sterling aux compagnies du vent, chaque année.
3 000 de ces monstres à pales sont déjà déployés, mais durant les Fêtes, le pays a connu une vague de froid – pas notre froid à nous – seulement un petit froid, mais les éoliennes ont toutes figé avec un bel ensemble, laissant les Anglais geler en songeant aux bienfaits des éoliennes.
Le tollé a été général dans la population et maintenant les députés s’en occupent.
D’autres pays ont déjà supprimé leurs programmes et aux États-Unis, il semble possible que Washington ne renouvelle pas son programme de grasses subventions à son échéance en décembre prochain.
Lors de son récent discours sur l’état de l’Union, le président étatsunien a été lyrique en parlant du gaz et du pétrole et n’a pas dit un mot des éoliennes…
La conclusion à tirer de tout cela a semblé évidente aux démissionnaires de Vestas…
P.S. L'Allemagne, qui avait décidé de se passer de l'énergie nucléaire et de s'en remettre aux éoliennes pour ses besoins énergétiques, vient de se heurter à la réalité têtue.
L'Europe connaît depuis quelque temps un hiver plus rigoureux que d'habitude et comme on pouvait s'y attendre, les éoliennes déçoivent dès qu'on a réellement besoin d'elles.
Bref, Berlin a remis en route des centrales nucléaires, car celles-ci fonctionnent quand on en a besoin et pas seulement lorsqu'il vente juste assez et pas trop et qu'il ne fait pas trop froid...

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